COMMENT OZES EST NÉ

 Evelyne, 09/04/2021

Quelle aventure que de créer sa propre entreprise. C’est un mélange d’excitation et de tord boyaux !

Au début ce n’était qu’un rêve et puis on s’est dit : allez tiens pourquoi pas ?

Si toi aussi tu en rêves, à deux on pourra sûrement aller plus loin et concrétiser nos rêves !

On essaye ? Allez banco !

Alors on s’est mis à faire plus que rêver !

On est passé à l’action !

On s’est formé !

J’ai pris des cours de couture, de dessin de mode, de modélisme.

Je ne voulais pas être une amatrice. Je voulais comprendre. Je voulais me faire comprendre des professionnels avec qui j’aurais eu des contacts.

Je voulais qu’on me prenne au sérieux. Donc surtout, ne pas passer pour une naze et arriver à tenir une conversation technique.

J’ai pris sur mon temps libre pour apprendre et mûrir ce projet. Car je conservais mon activité salariée. lI faut bien continuer à manger et payer les factures même quand on a des rêves plein la tête. Quelle galère de jongler entre le boulot, la formation, le trin-trin quotidien à la maison (courses, ménage, s’occuper du gamin…)

 

De son côté Sylvain terminait son Mastère de Designer. Avec un diplôme en poche, beaucoup plus de crédibilité lorsqu’on commence un projet. Pouvoir dire je suis Designer anime la confiance en soi. On se sent à sa place.

 

Sylvain a passé beaucoup de temps à travailler un logo.

On a choisi « Le Paille en queue », comme symbole de la marque. Oiseau emblématique de la Réunion.

Comment ne pas se baser sur notre île natale pour s’inspirer d’un projet qui nous tenait autant à cœur. Notre culture, les couleurs, les saveurs qui nous entouraient et qui font notre force, notre identité, qui façonnent notre personnalité.

On avait pensé à une tortue au début. Mais notre désir d’envol, d’aventure s’est matérialisé par cet oiseau sauvage et libre. Magnifique, majestueux, élancé, simple et sobre. Elégant et robuste.

C’était déjà une belle étape. Un logo. 

 

 

Maintenant il fallait trouver le nom de la marque !

Ça a été assez facile bizarrement. Comme une évidence. C’était en nous. Cela faisait partie de nous. Les premières lettres de notre nom et nos prénoms réunissant notre désir d’aller de l’avant, de croire en nous, OSER ! OZES !

Ohhh !! On était fiers de nous, ça je peux vous l’assurer ! 

Les étapes s’emboitaient.

On avait trouvé les bases. Les 4 coins du puzzle.

Le logo.

Le nom de marque.

Notre but.

La raison : et oui la raison à tout ça ?

 

Hé bien comme tout créatif on a besoin de partager nos visions de la vie, de ce qui nous anime ou nous irrite. Certains font des tableaux, nous a eu envie de faire passer un message à travers des vêtements.

Car oui on adore les fringues, mais ce n’est pas seulement le fait de vouloir être tendance ! Selon nous, le vêtement reflète notre caractère ! On se distingue à travers la tenue qu’on porte. Classique, Original, Rock, Folk, Bohème, Streetwear… peu importe notre style, Oser être soi !

Oser être soi dans ce monde ou tout se mélange et s’entrecroise.

Oser être soi, même quand on n’a pas les mêmes opinions que son voisin.

Oser être soi, malgré tout ce qui fait qu’on est différent de l’autre.

Oser être soi, pour être complémentaire à l’autre et avancer malgré tout.

 

Voilà on avait les 4 éléments.

On pouvait continuer à construire le reste du jeu. (Un jeu fait de compromis.)

 

On s’est attaqué ensuite à la recherche de fournisseurs.

Oh lala ! Quelle histoire !

On en dormait moins.

Car on nous proposait de produire beaucoup trop. Cela ne convenait pas.

On nous proposait des pays trop loin. Ça nous embêtait.

On a galéré. ..Vraiment. … 

 

 

On voulait un fournisseur Français. Mais pour des petits créateurs Français n’ayant pas beaucoup de sous, ça ne passait pas. On nous en demandait trop des euros. On ne les avait pas, pas autant. Alors on a regardé autour de la France.  Là où c’était moins cher. 

 

 

A force de mails et encore de mails, on a enfin trouvé une entreprise Française qui faisait l’intermédiaire avec des fournisseurs non Français, comme beaucoup d’entreprises dans le domaine du textile. Car la France n’est pas un pays où le coton fait partie des matières premières. Il est exporté la plupart du temps. 

On a dit ok on achète.

Ça nous convenait. Car au lieu d’avoir 2 modèles de tee-shirts par genre, en quantité astronomique, on a pu en avoir 3 et même en coton bio en quantité raisonnable pour des débutants.

A l’unité ce n’était pas moins cher, mais on pouvait en acheter moins. Gros soulagement ! Une entreprise qui comprenait les petits créateurs Français, qui voulaient commencer petit, pour tester le marché et l’adhésion ou non de la clientèle aux produits présentés, sans s’endetter dès le départ. 

 

Mais là, encore des galères, sur les coupes, les couleurs ! Rien n’est parfait.

On a failli abandonner à un moment ! Sérieusement, j’ai failli abandonner, mais Sylvain m’a dit : Ne baisse pas les bras ! Je l’ai écouté. Merci Bro’ 

 

 

On ne voulait pas se retrouver avec des modèles qui ne nous satisfaisaient pas. Nous, exigeants ? Non !! lol  Trop ? Hum…; Peut-être. Mais on avait tellement peur que ça ne vous plaise pas ! On a donc fait attention à tous les petits détails. La forme du col, que ce soit ni trop long ni trop court au niveau de la longueur du tee-shirt, la hauteur de la manche, la distance entre le dessin et le col.

Tout plein de petits détails qu’on a pris en considération.

 

On y a mis toute notre fougue, nos espoirs, nos rêves, nos sous.

 

On savait que ça allait être compliqué mais pas à ce point. 

Sachez qu’on ne regrette pas du tout. Oh non ! On a appris énormément de choses. Même si on finit par échouer, cela nous servira d’une façon ou d’une autre. C’est la vie.

 

Ce n’est pas difficile de faire ce qu’on aime.

Les autres pièces du puzzle s’installent petit à petit.

On est à présent dans la partie commercialisation. Mais ça on vous le racontera lors du prochain épisode.

A bientôt !

 Evelyne, 09/04/2021